Sorti le 18 mars 2026, le film Police Flash 80 renoue avec les meilleures heures de la comédie française. Que vaut le film réalisé par Jean-Baptiste Saurel, co-écrit par Thomas Ngijol, Giulio Callegari et Yohan Zaoui.

Remettre les années 80 au goût du jour est dans l’air du temps. Citons le succès colossal de Stranger Things, dont la saison finale a été diffusée sur Netflix fin 2025, à titre d’exemple. Ce qui est vrai pour les séries américaines ne l’est pas forcément pour le marché français.

Et si le film Police Flash 80, projeté en avant-première le 21 janvier 2026 au Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, était un illustre contre-exemple de cette affirmation ? Sorti le 18 mars 2026, le long-métrage est porté par un François Damiens hilarant en inspecteur Harry sur le retour, fan de Sardou amateur de gros calibre (son arme de service) qui lui sert de décapsuleur de bouteille. L’humoriste et comédien belge de 53 ans (L’Arnacoeur, La Famille Bélier) campe Yvon Kastendeuch, un flic intègre, pas vraiment efficace, projeté à la tête d’une équipe d’élite à la suite de la mort de son coéquipier.

Police Flash 80 : plongée dans les années 80

Les nouveaux collaborateurs de choc de ce flic un peu à côté de la plaque, caricature des superflics héros de séries télévisés et de films américains (tels que Starsky et Hutch ou encore l’Inspecteur Harry, en bien moins efficace), sont :

  • Guilaine, brillamment interprétée par Audrey Lamy: une inspectrice méthodique qui tente de maintenir l’ordre dans le groupe chaotique
  • Marfoud (Brahim Bouhle), geek passionné de Minitel, outil illustrant la modernité technologique de l’époque.
  • Roberto (Xavier Lacaille), l’infiltré à la coupe mulet évoluant dans les milieux criminels. Ce caméléon endosse toute sorte de déguisement d’une minute à l’autre de manière plus ou moins convaincante.

L’équipe se lance dans une enquête noueuse au coeur d’un trafic de drogue florissant dans le Paris de 1984. Macho, réfractaire aux changements, Yvon Kastendeuch est tout d’abord réfractaire à l’idée de travailler en équipe. Guilaine prend rapidement les commandes, tout en laissant l’impression à son supérieur que c’est lui qui prend les décisions. Cette maman débordée, souvent dérangée par son époux sur son lieu de travail a du flair. Elle sait mener une enquête et guide ses collaborateurs sur la piste d’un animateur de centre aéré bien beaucoup moins honnête qu’il ne paraît. Cet antagoniste est interprété par Thomas Ngijol, ancien trublion du Jamel Comedy Club, acteur et réalisateur à qui l’on doit l’idée de ce film original.

Une comédie rafraîchissante

Comme on peut s’en douter, Police Flash 80 est bourré de références à la musique et à la culture de l’époque. On peut entendre des tubes bien connus du grand public comme Cargo de Nuit d’Axel Bauer, Les Lacs du Connemara de Michel sardou, le générique Gym Tonic, véritable emblème des années 1980 ou encore des titres zouk : Kolé Séré (chanson interprétée par Jocelyn Beroard et Philipe Lavil) ouZouk la sé Sel Medikaman Nou Ni, de Kassav. Les styles arborés par les acteurs sont hauts en couleur, souvent kitschs, comme en témoigne la coupe mulet de Roberto (Xavier Lacaille) ou encore la coupe au bol ringarde portée par Audrey Lamy.

On ne s’ennuie pas une seconde au cours du visionnage. Le film est rythmé, les gags s’enchaînent, les comédiens sont excellents et crédibles dans leurs rôles de policiers investis. Bien que leurs interactions soient à l’origine de nombreux fous rires. François Damiens alterne le ridicule et la crédibilité dans un rôle taillé sur mesure pour son génie comique. Le film est d’autant plus réussi qu’il tord le cou à de nombreux préjugés sociaux, tout en exploitant certaines refs aux polars français, ainsi qu’aux séries américaines, ainsi qu’aux jeux vidéos. Une belle prouesse pour cette comédie ultra réussie qui renoue avec les plus belles heures des films comiques français. Audrey Lamy brille dans ce rôle de femme moderne, super maman et flic modèle.

Un Police Flash 90 en préparation ?

Le long-métrage se termine sur une note dynamique et surprenante, portant à croire qu’une suite pourrait voir le jour si le succès est au rendez-vous. Une scène post-crédit dévoile en effet une nouvelle intrique qui pourrait se dérouler dans les années 90. Le film se termine d’ailleurs sur un tube légendaire de cette décennie : Dieu m’a donné la foi, chanson interprétée par Ophélie Winter. Affaire à suivre au cours des prochains mois ! Vous êtes fan des comédies du Splendid et des films comiques qui ont marqué le cinéma français ? Police Flash 80 est fait pour vous !

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  • Police Flash 80: Pathé Films