
Yang Liwei, premier astronaute chinois à voyager dans l’espace, a vécu une expérience insolite lors d’une sortie spatiale en 2003. De nouveaux éléments concernant cette expérience ont été rapportés par Slate, le 22 août dernier.
La conquête spatiale ne cesse d’avancer, portée par des institutions comme la NASA et des entreprises innovantes telles que SpaceX, fondée par Elon Musk. Dans le monde entier, les gouvernements investissent massivement dans la formation des astronautes et dans la recherche pour faire progresser le secteur aérospatial.
En octobre 2003, Yang Liwei devenait le premier astronaute chinois à voyager dans l’espace. C’est à bord du vaisseau Shenzhou 5 qu’il a vécu une expérience singulière. Il a en effet entendu un mystérieux bruit alors qu’il se trouvait à bord du module spatial. Il a comparé ce dernier à un « marteau frappant un seau en fer », a rapporté Slate. Ce fait est plutôt étrange, car il est établi qu’aucun son ne peut être entendu dans l’espace, rappelle le média américain. .
« Ce n’était ni à l’intérieur, ni à l’extérieur. Je n’ai jamais pu identifier son origine », expliquait Yang après son retour sur Terre, lors d’une interview rapportée sur le site Xinhua.
Une expérience similaire vécue par d’autres astronautes chinois
L’expérience étrange vécue par Yang Liwei n’a pas été unique. En effet,d’autres astronautes chinois ont constaté des bruits similaires lors des missions Shenzhou 6 et Shenzhou 7, respectivement effectuées en 2005 et en 2008. Ces phénomènes sonores ont été la source de multiples interrogations. Face à l’impossibilité de reproduire le phénomène au sol, les ingénieurs chinois ont longtemps été déconcertés.
Une explication scientifique émise
Les scientifiques se sont toutefois penchés sur ce phénomène inexpliqué. En 2016, Yang Liwei, a apporté un nouvel éclairage sur l’affaire, lors d’un événement officiel à Ningbo. Selon lui, le bruit qu’il a entendu en 2003 serait lié à des changements de pression de l’air et de température liés au vol spatial. Ces variations auraient provoqué des déformations mineures des parois métalliques du vaisseau.
Cette explication est corroborée par Liu Hong, une chercheuse impliquée dans le programme Lunar Palace 1. Interviewée par le China Daily, elle a évoqué une contraction naturelle des matériaux due aux contrastes thermiques extrêmes entre l’espace et l’intérieur pressurisé du vaisseau. Elle a notamment expliqué que des chercheurs travaillant sur une capsule lunaire avaient entendu des bruits similaires à ceux entendus par Yang Liwei, au cours d’un test de 105 jours avec resserrage. « Nous pouvons rencontrer toutes sortes de phénomènes inexpliqués en explorant l’inconnu, mais nous devrions toujours chercher une explication scientifique. C’est ce qui permet d’aller de l’avant », a-t-elle conclu.
Crédit photo : Pixabay/NASA








