
Les autorités françaises ont lancé une enquête sur le réseau social X. Cette démarche est vivement décriée par les Etats-Unis.
Fin octobre 2022, Elon Musk, dirigeant des entreprises Space X et Tesla, rachetait le réseau social Twitter pour 44 milliards de dollars. L’homme d’affaires, ancien bras droit du président Donald Trump, s’était alors empressé de procéder à un remaniement sur le plan des effectifs. Il avait rapidement dissous le conseil d’administration, renvoyé les dirigeants et licencié 50% des salariés du groupe.
Se présentant alors comme un grand défenseur de la liberté d’expression, il avait déclaré qu’il était « important pour l’avenir de la civilisation d’avoir une place publique en ligne où une grande variété d’opinions peuvent débattre de façon saine, sans recourir à la violence« , rappelle Le Monde. Depuis, le nouveau président a renommé le réseau social, qui porte le nom de X, dorénavant. Il lui a ajouté de nouvelles fonctionnalités, telles que l’IA Grok et de nouvelles certifications.

X : une enquête pénale en cours en France
Toujours populaire, le réseau social fait couler beaucoup d’encre dernièrement. La justice française a lancé une enquête pénale contre le réseau X (le considérant comme une personne morale) et contre les «personnes physiques» qui le supervisent. Cette investigation a été confiée à la direction générale de la gendarmerie nationale, rapporte Le Figaro. Elle fait suite à deux signalements effectués par des utilisateurs en janvier dernier.
Ceux-ci, selon une affirmation du ministère public, « faisaient état de l’utilisation supposée de l’algorithme de X (ex-Twitter) à des fins d’ingérence étrangère« , rappelle le média français. Il est donc principalement reproché au réseau social d’avoir modifié ses algorithmes. Ces modifications auraient contribué à mettre en avant des idéologies d’extrême-droite, selon Le Monde. Ces accusations n’ont pas été du goût du gouvernement américain. En effet, le département d’Etat américain a publié un message sur X le 21 juillet dernier pour dénoncer cette procédure judiciaire.
X : des accusations infondées selon les responsables du réseau social
Le bureau des droits humains, de la démocratie et du travail a republié ce post et a abondé dans le sens du département d’Etat américain. « Dans le cadre d’une enquête criminelle, un procureur français militant demande des informations sur l’algorithme propriétaire de X et a classé X comme un “groupe criminel organis锫 , peut-on tout d’abord lire dans le post en question. Il a ensuite été précisé : « Les gouvernements démocratiques devraient permettre à toutes les voix de s’exprimer, et non pas museler les discours qui leur déplaisent. Les Etats-Unis défendront la liberté d’expression de tous les Américains contre les actes de censure étrangère. »
Les accusations d’altération de l’algorithme et d’ingérence ont été fortement niées par X, qui a dénoncé un « agenda politique« . Le département américain a en effet affirmé qu’il s’agissait d’« une allégation qui est totalement fausse ». Les responsables de X ont par ailleurs refusé l’accès à l’algorithme du réseau social aux autorités parisiennes, a relayé Le Figaro.
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