Une Américaine de 33 ans a raconté le calvaire qu’elle a vécu après avoir reçu des injections de toxine botulique, dans une interview accordée au magazine The Sun. Ce témoignage met en lumière les risques rares mais graves liés à certaines pratiques esthétiques.

Interviewée par The Sun, Amanda Wolaver a raconté la mésaventure dont elle a été victime après avoir procédé à des injections de toxine botulique. La jeune femme de 33 ans, originaire de Géorgie, a bénéficié d’injections pendant une dizaine d’années sans rencontrer de souci majeur. Cependant, les choses ont changé lorsqu’elle a opté pour une alternative au Botox qu’elle n’avait jamais utilisée. Elle a versé la somme de $700 (£524,20) afin que 104 unités de cette forme de toxine botulique soit injectée au niveau des rides de son visage, notamment au niveau du front et des pattes d’oie, rapporte le média américain.

Injection de Botox : des symptômes inhabituels constatés

Peu de temps après les injections, Amanda a présenté des symptômes inhabituels et inquiétants : fortes migraines, grande fatigue, et le lendemain, une paralysie partielle accompagnée de troubles de la parole. « Je n’arrivais pas à enchaîner une phrase », a-t-elle confié. Ces symptômes se sont intensifiés au fil des mois. Malgré plusieurs passages à l’hôpital, aucun diagnostic clair n’a été établi durant près de seize mois. Les médecins soutenaient que ses troubles n’étaient pas liés aux injections. « Je pensais que je mourais lentement », a-t-elle déclaré.

Pendant quatre mois, la jeune mère de famille a été quasi-immobilisée, incapable de marcher, conduire ou même se lever. « J’étais essentiellement un légume, incapable de bouger, de faire quoi que ce soit que j’aimais », a-t-elle expliqué.

Une mère de famille a subi de nombreux effets indésirables après des injections de toxine botulique. (Crédit photos article Pixabay)

Un diagnostic tardif

Ce n’est qu’un an et demi après les injections de toxine botulique qu’Amanda Wolaver a commencé à voir le bout du tunnel. En effet, un diagnostic a enfin été posé. Il s’agissait d’un botulisme iatrogène (effets indésirables faisant suite à l’injection de toxine botulique). La jeune femme a subi de nombreux examens avant d’en arriver là (10 à 15 IRM). Une IRM de la tête et du cou a été effectuée quatre mois après ses injections. Celle-ci a révélé que la mère de famille avait subi plusieurs accidents ischémiques transitoires (AIT). Il s’agit d’une interruption temporaire de la circulation sanguine au niveau cérébral. « Ma vie a été pratiquement ruinée… J’ai perdu des amis et je ne pouvais pas passer du temps avec ma famille, car des bruits forts et des odeurs fortes déclenchaient mes étourdissements. »

Deux ans après cet épisode dramatique, Amanda Wolaver tente de se reconstruire. Elle affirme avoir complètement modifié son mode de vie dorénavant. Elle a retiré ses implants, arrêté les sodas et la caféine, et a revu son alimentation. « J’ai encore des étourdissements occasionnels, mais j’ai totalement changé mon régime alimentaire pour éviter que quelque chose de grave ne m’arrive à nouveau. » Aujourd’hui, elle dit ne plus se préoccuper de son apparence. Elle a en effet concédé : « Je me fiche de mes rides maintenant ».